Retrouvez les dossiers d’actualité du mois par le Cabinet de recrutement R.C.V. Conseil
Enquête sur les cabinets de recrutement : merci de donner votre avis !

En France, le secteur du conseil en recrutement regroupe plusieurs milliers de cabinets aux expertises, méthodes et spécialités très diverses. Dans cet environnement, il n’est pas toujours simple d’identifier les acteurs les plus reconnus pour la qualité de leur accompagnement et de leurs résultats. Depuis plusieurs années, le journal Les Échos, en partenariat avec l’institut indépendant Statista, réalise une grande enquête nationale afin d’établir le palmarès des meilleurs cabinets de recrutement en France, par catégorie. Grâce à la confiance renouvelée de nos clients et de nos candidats, notre cabinet R.C.V. Conseil a eu le privilège d’y être régulièrement distingué ces dernières années. Dans le cadre de l’édition 2026 de cette enquête, nous serions très heureux et reconnaissants de pouvoir compter sur votre retour d’expérience. La participation est simple, rapide et ne nécessite qu’environ trois minutes via le lien suivant : Enquête Les Échos / Statista – Cabinets de recrutement : Enquête Les Echos 2026 Le sondage est ouvert jusqu’au 5 juin prochain. Toute l’équipe du Cabinet R.C.V. Conseil vous remercie sincèrement pour le temps que vous consacrerez à cette démarche et pour la confiance que vous nous témoignez.
Pendant que certains hésitent, les entrepreneurs agissent…

Il est devenu presque banal, dans le débat public français, de parler des crises, des blocages, des incertitudes, des tensions géopolitiques ou encore des difficultés économiques. Pourtant, au milieu de ce vacarme permanent, une réalité demeure trop souvent sous-estimée : la formidable capacité de résistance des entrepreneurs français. Car enfin, qui tient aujourd’hui l’économie réelle ? Qui continue d’investir quand tout pousse à attendre ? Qui recrute malgré les tensions sur les marchés, les coûts de l’énergie, les pénuries de compétences, les bouleversements technologiques et les incertitudes politiques internationales ? Les entrepreneurs. Toujours eux. Depuis plusieurs années, les entreprises françaises affrontent une succession de chocs d’une violence rare : crise sanitaire, inflation historique, explosion des coûts des matières premières, désorganisation des chaînes d’approvisionnement, tensions géopolitiques majeures, guerre commerciale, ralentissement économique… Et pourtant, les dirigeants avancent. Ils adaptent leurs modèles, sécurisent leurs équipes, investissent, innovent, recrutent et prennent des décisions là où beaucoup préfèrent commenter ou attendre. Cette réalité mérite d’être affirmée avec force : l’entrepreneur est devenu le héros discret des temps modernes. Non pas un héros théorique ou idéalisé. Mais un individu confronté chaque jour à des arbitrages complexes, à des responsabilités concrètes et à une pression permanente. Un dirigeant qui doit décider vite dans un monde où plus rien n’est prévisible. Un chef d’entreprise qui porte des emplois, des familles, des territoires et souvent des savoir-faire essentiels à notre souveraineté économique. Dans le secteur du BTP, de l’industrie, de la logistique ou des infrastructures que nous accompagnons quotidiennement chez R.C.V. Conseil, cette réalité est particulièrement visible. Derrière chaque chantier lancé, chaque usine modernisée, chaque recrutement validé, il y a une prise de risque. Il y a une volonté d’avancer malgré le brouillard ambiant. Il y a surtout une confiance dans l’avenir que beaucoup n’osent plus afficher. Et c’est précisément dans les périodes d’incertitude que les grands entrepreneurs se révèlent. Contrairement à une idée reçue, l’instabilité ne paralyse pas toujours l’investissement. Elle pousse parfois les meilleurs dirigeants à accélérer, à se transformer et à prendre des positions fortes pendant que d’autres hésitent. Les entreprises qui continueront à recruter, former et investir aujourd’hui seront souvent celles qui domineront leur marché demain. Cette bataille se joue également sur le terrain humain. Le recrutement est devenu un enjeu stratégique majeur. Les meilleurs candidats ne choisissent plus uniquement un salaire. Ils recherchent une vision, un management solide, un environnement cohérent, des perspectives concrètes et du sens. Les entreprises capables d’incarner un projet clair continueront d’attirer les talents. Les autres subiront la pénurie de compétences. Dans ce contexte, le rôle des dirigeants devient central. Plus que jamais, les collaborateurs ont besoin de repères, d’engagement, de sincérité et de stabilité. Ils attendent des décideurs capables d’assumer une direction claire dans un monde devenu mouvant. Chez R.C.V. Conseil, nous observons chaque jour cette réalité auprès des entreprises que nous accompagnons. Malgré les difficultés, malgré les doutes, malgré les cycles économiques, les entrepreneurs français continuent d’avancer avec une énergie remarquable. Beaucoup recrutent encore. Beaucoup investissent encore. Beaucoup préparent déjà les projets de demain alors même que le contexte pourrait les pousser à l’immobilisme. C’est cette capacité d’action qu’il faut aujourd’hui saluer et défendre. Car une nation qui cesse d’encourager ses entrepreneurs finit toujours par affaiblir sa capacité d’innovation, de production et de création d’emplois. À l’inverse, une économie qui valorise ceux qui prennent des risques construit durablement sa résilience et sa croissance. Oui, le monde est devenu instable. Oui, l’incertitude est partout. Mais c’est précisément dans ces périodes que naissent les grandes réussites entrepreneuriales. Le temps béni des entrepreneurs n’est pas celui du confort. C’est celui du courage.
Régis de la CROIX-VAUBOIS Président
Les entreprises hésitent, les cadres doutent : le climat se tend

Le baromètre des intentions de recrutement de cadres publié par l’Apec tempère la reprise des embauches de cadres prévue cette année. Mais les entreprises, surtout les grandes, ne prévoient pas de réduire fortement la voilure (avec Les Echos). Les prévisions pour 2026 publiées par l’Association pour l’emploi des cadres (Apec) tout début avril annonçaient une reprise des embauches de cadres après deux ans de baisse. C’était avant le déclenchement du conflit entre les Etats-Unis et l’Iran. Pour l’heure, ce scénario n’est pas remisé, mais cela commence à coincer… Selon le baromètre des intentions de recrutement pour le deuxième trimestre 2026 publié début mai par l’Apec, « les incertitudes liées à la guerre au Moyen-Orient et ses effets entravent la capacité des entreprises à se projeter et freinent la reprise des recrutements ». Une situation désormais plus conforme au coup de frein net sur les intentions d’embauches au global, cadres et non cadres confondus, prévu avant même la guerre en Iran et au Liban. Pas d’affolement Ainsi, 57 % des entreprises interrogées du 2 au 16 mars, soit une large majorité, affirmaient toujours être « en mesure d’anticiper leur activité des trois prochains mois ». Mais elles étaient 64 % en décembre. Si l’incertitude progresse plus parmi les très petites entreprises, celles de taille intermédiaire comme les plus grandes sont aussi touchées. La confiance dans l’évolution de la trésorerie se dégrade également pour toutes. L’heure n’était cependant pas à l’affolement mi-mars (ou pas encore en tout cas). Le baromètre ne montre pas de baisse des intentions d’embauche. Il y a un fléchissement, que l’Apec relativise cependant. Pour le deuxième trimestre, elles passent de 16 % à 12 % dans les PME, un niveau comparable à septembre dernier, insiste l’association paritaire. Quant aux projets d’embauche des grandes entreprises, eux, ils restent « même au-dessus des niveaux mesurés » l’an dernier, avec une hausse de 8 points entre le dernier trimestre de 2025 et le 1er trimestre de 2026. Entre janvier et mars, 60 % des grandes entreprises ont publié au moins une offre d’emploi de cadre, soit 7 points de plus qu’au trimestre précédent, insiste le baromètre. Sans surprise, l’Apec avertit que « la concrétisation de ces projets d’embauche dépendra toutefois de la durée et de l’ampleur du conflit au Moyen-Orient ». La situation est-elle vraiment comparable ? En tout cas, l’association paritaire se risque à se référer à ce qui s’est produit au moment du déclenchement de la guerre en Ukraine. Prudence A l’instar de ce qui s’est produit en 2022, « la dynamique des recrutements effectifs de cadres pourrait résister, au moins à court terme », explique-t-elle. Elle juge ce scénario conforté par le fait que la note de conjoncture publiée en mars par l’Insee après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient prévoit une reprise légèrement à la hausse de l’investissement au deuxième trimestre. Quoi qu’il en soit, la situation économique et ses incertitudes conduisent les cadres à redoubler de prudence. La baisse de leur moral que la conjoncture de l’emploi avait déjà entamé l’an dernier se poursuit. « En mars 2026, la confiance des cadres, qui avait déjà atteint des niveaux historiquement bas en 2025, continue de reculer », constate le baromètre. Ils sont encore 70 % à croire en la sécurité de leur emploi, mais l’orientation plus favorable du marché de l’emploi des cadres annoncée ne les rend pas plus optimistes. 67 % s’affirment confiants dans la solidité de leur entreprise, contre 69 % un an avant et 75 %, même, en mars 2023. La réaction est cependant, en tout cas pour l’instant, là aussi tempérée. Il n’y a pas d’effondrement des intentions de mobilité à court terme. Malgré un contexte peu enthousiasmant pour l’emploi des cadres en 2025, elles se sont maintenues à un niveau « relativement élevé ». Cette fois-ci, elles refluent, mais légèrement. 12 % des personnes interrogées mi-mars déclaraient envisager de changer d’entreprise dans les trois prochains mois, en diminution de 2 points. La baisse est relative car ce taux correspond à « un niveau comparable à la moyenne de longue période ». Qu’il s’agisse des intentions d’embauche des entreprises comme des projets de mobilité des cadres, les données publiées par l’Apec montrent qu’il n’y a pas d’affolement. Elles ne préjugent cependant pas de la suite compte tenu des incertitudes majeures qui pèsent sur la conjoncture. Le prochain baromètre qui devrait être publié en août livrera de précieuses informations sur la suite.